28 septembre 2026
MOOC Rénovation Performante | Webconférence · Isolation intérieure biosourcée : que nous apprennent la recherche et l’instrumentation de parois isolées ?
Lire plus
École du bâtiment durable
3 novembre 2026
Temps de lecture : 5 min
Dans cet article :
Écoconstruction : vous croisez ce mot partout depuis que vous pensez à vous reconvertir dans la rénovation énergétique. Mais que recouvre-t-il vraiment, et pourrait-il avoir un lien avec votre futur métier ?
Contrairement à ce que l’on imagine souvent, l’écoconstruction, ou construction durable, n’a rien d’une niche réservée aux initiés : ce sont des métiers de chantier bien concrets, dans un secteur où les entreprises recrutent. Depuis plus de 40 ans, l’Asder y forme des profils venus de tous horizons, avec 92 % de placement en emploi dans le secteur visé.
Pour vous aider à y voir plus clair, nous verrons ici ce qu’est l’écoconstruction, sur quels chantiers et dans quels métiers elle se pratique, puis quelles formations y mènent, avec ou sans expérience dans le bâtiment.
Avant de parler métiers et formations, posons les bases : voici les principes qui guident l’écoconstruction et la façon dont ils se traduisent concrètement une fois sur le chantier.
L’écoconstruction ne se résume pas à remplacer un isolant classique par un isolant naturel : c’est une approche globale du bâtiment, qui repose sur quatre exigences complémentaires.
Ces exigences ne relèvent pas du choix militant : sur le neuf, la réglementation fixe déjà des seuils carbone, qui se renforcent par paliers successifs.
Première surprise pour qui découvre le secteur : l’essentiel du travail est dans le bâti existant, avec 4,2 millions de passoires énergétiques à rénover. Or les murs anciens en pisé, en pierre ou en terre sont capillaires et ouverts à la migration de vapeur : leur appliquer un isolant extérieur étanche, c’est risquer d’accumuler l’humidité dans la paroi et de la dégrader. Tout l’enjeu de l’écorénovation consiste à maîtriser ces équilibres et ces flux.
C’est aussi ce qui distingue la rénovation durable d’une simple rénovation thermique : le choix du matériau compte autant que la performance visée. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : les matériaux biosourcés pèsent désormais 8,2 % du marché de l’isolation en volume, et l’Auvergne-Rhône-Alpes concentre à elle seule 20 % des volumes mis en œuvre en France (Baromètre des matériaux de construction biosourcés, AICB).
Mais concrètement, à quoi ressemble un chantier d’écoconstruction ? Longtemps réservée à la maison individuelle et à l’autoconstruction, l’écoconstruction gagne aujourd’hui tous les types de bâtiments : logements individuels, copropriétés, parc des bailleurs sociaux, écoles et bâtiments publics, résidences étudiantes ou locaux tertiaires. Vous pourrez aussi bien monter une ossature bois sur un collectif neuf qu’isoler les combles d’un pavillon, reprendre les enduits d’une ferme en pisé ou poser une isolation par l’extérieur en fibre de bois sur un immeuble en copropriété.
Et la dynamique s’accélère : la construction bois représente déjà 9,1 % des maisons individuelles et 5,6 % des logements collectifs (Enquête nationale de la construction bois, France Bois Forêt / Codifab), les bétons biosourcés progressent de 50 % en volume, portés par la préfabrication, et les surfaces engagées en label bas carbone augmentent chaque année. Deux moteurs expliquent ce mouvement : la volonté des maîtres d’ouvrage, et une réglementation dont les exigences carbone se renforcent sur les constructions neuves.
| Vous voulez explorer l’ensemble des métiers du bâtiment durable avant de vous décider ? Découvrez toutes nos formations pour apprendre un métier de la transition énergétique. |
Sur ces chantiers, les métiers se répartissent en deux grandes familles, qui se recoupent largement : celle du geste, et celle qui ajoute au geste la conduite du chantier. Et comme partout dans la transition énergétique, ce sont des métiers qui ont du sens, accessibles par la formation quel que soit votre parcours d’origine.
I Si vous ne savez pas encore vers lequel vous orienter, les 17 métiers de la rénovation énergétique sont présentés en détail sur la plateforme Choisir la rénovation énergétique.
Les métiers d’exécution sont ceux du geste, ceux qui construisent ou rénovent le bâtiment :
➜ Ouvrier professionnel en écoconstruction, capable d’intervenir sur plusieurs lots d’un même chantier
➜ Ouvrier professionnel en rénovation du patrimoine, sur le bâti ancien et les techniques traditionnelles
➜ Aide maçon, pour les enduits, les briques de terre compressée ou le pisé
➜ Aide charpentier, sur les ossatures bois et les charpentes traditionnelles
➜ Aide isolateur, sur les isolants en vrac, en panneaux ou en bottes de paille
➜ Maçon terre crue, spécialisé dans le pisé, les enduits et les briques de terre
Le technicien rénovation et construction durables, lui, fait les deux. Il met en œuvre les travaux (isolation, menuiserie, ossature bois), et il les organise : définition, planification, coordination… On retrouve des profils comme techniciens travaux, chefs d’équipe ou encadrants techniques. Faut-il tout réapprendre pour autant ? Non : si vous avez déjà organisé un planning ou encadré une équipe, ces compétences se transposent directement sur un chantier d’écoconstruction.
I À noter : ces métiers restent des métiers de terrain. On travaille debout, dehors, parfois en hauteur et avec des charges à porter, une réalité physique qu’il vaut mieux avoir en tête avant de s’engager. En contrepartie, vous voyez chaque jour le résultat concret de votre travail, et c’est tout le sens de ces métiers.
| Besoin d’être accompagné·e dans votre projet ? Échangez avec Virginie, Delphine ou Anouck, nos conseillères en reconversion professionnelle |
Pour accéder à ces métiers, l’Asder propose deux formations longues certifiantes, selon que vous souhaitiez intervenir directement sur le chantier ou conjuguer la mise en œuvre et la conduite des travaux.
La formation Ouvrier professionnel en écoconstruction forme des professionnels capables d’intervenir directement sur les chantiers de construction et de rénovation écologiques, avec une maîtrise des matériaux biosourcés et géosourcés.
Missions :
Profil idéal : débutant ou reconversion sans diplôme du bâtiment, attrait pour le travail manuel et les matériaux écologiques. Prérequis : aucun prérequis obligatoire. Une première expérience de chantier est appréciée. Durée : 1 an, en alternance 3 semaines en entreprise / 3 semaines en centre de formation. Niveau : 3 (CAP) – RNCP 40571
La formation Technicien rénovation et construction durables s’adresse à ceux qui veulent conjuguer la mise en œuvre et la conduite de chantier : réaliser les travaux autant que les comprendre, les planifier et les coordonner.
Missions :
Profil idéal : professionnel du bâtiment souhaitant monter en compétences, ou reconversion avec expérience de chantier. Prérequis : CAP/BEP dans le bâtiment, ou expérience professionnelle spécifique (écoconstruction, chantier participatif, autorénovation). Durée : 9 mois. 2 mois en centre à temps plein, puis alternance 3 semaines en centre / 3 semaines en entreprise. Niveau : 4 (Bac) – RNCP 38279
Vous êtes déjà professionnel du bâtiment ? L’Asder propose également des formations courtes pour monter en compétences sur une technique précise, qu’il s’agisse de la rénovation du bâti ancien, de la construction en pisé, des bases pour construire en chanvre, des règles professionnelles Pro-Paille et Pro-Chanvre ou encore des enduits et matériaux géosourcés. Et si vous hésitez encore entre plusieurs parcours, notre comparatif des formations en rénovation énergétique vous aide à y voir plus clair.
| Prêt à apprendre le métier sur le terrain ? Découvrez si notre formation Ouvrier professionnel en écoconstruction est faite pour vous ! |
Vous l’aurez compris, l’écoconstruction n’est pas un effet de mode : c’est une manière de construire et de rénover qui repose sur des matériaux précis, des gestes maîtrisés et des exigences mesurables. Et c’est surtout un métier accessible, que vous arriviez du bâtiment ou d’un tout autre secteur.
Les chantiers sont là, les entreprises recrutent et la filière se structure année après année. Ce qui manque aujourd’hui, ce ne sont pas les projets, mais bien les professionnels formés pour les mener à bien.
L’Asder vous y prépare, car après tout, c’est son essence même : vous former pour agir !
L’écoconstruction désigne l’ensemble des techniques de construction et de rénovation qui limitent l’impact d’un bâtiment sur l’environnement et sur la santé de ses occupants. Elle repose sur quatre piliers : la réduction de l’impact carbone, la sobriété énergétique, la maîtrise des flux (air, eau, chaleur, vapeur) et la qualité sanitaire du bâtiment, aussi bien dans le neuf que dans la rénovation.
La rénovation énergétique vise avant tout la performance, c’est-à-dire la réduction des consommations d’un bâtiment existant. L’écoconstruction, ou construction durable, intègre cet objectif, mais y ajoute le choix des matériaux, leur impact environnemental et leur effet sur la qualité de l’air intérieur : on peut donc rénover énergétiquement sans faire d’écoconstruction, alors que l’écoconstruction inclut toujours une exigence de performance énergétique.
Les métiers d’exécution regroupent l’ouvrier polyvalent en écoconstruction, l’aide maçon, l’aide charpentier et l’aide isolateur, auxquels s’ajoutent des spécialités comme maçon terre crue ou ouvrier professionnel en rénovation du patrimoine. Viennent ensuite les fonctions qui allient le geste et la conduite de chantier : technicien, chef d’équipe ou encadrant technique. Tous sont des métiers de terrain, exercés majoritairement chez des artisans et des PME du bâtiment, et vous pouvez les situer parmi l’ensemble des métiers de la rénovation énergétique.
Non, pas nécessairement : la formation Ouvrier professionnel en écoconstruction est accessible sans aucun prérequis ni diplôme du bâtiment, même si une première expérience de chantier est appréciée. La formation Technicien rénovation et construction durables demande en revanche un CAP/BEP du bâtiment ou une expérience spécifique, et nos conseils pour construire votre projet vous aideront à identifier le parcours adapté à votre profil.
On distingue les matériaux biosourcés, issus du vivant (bois, paille, chanvre, lin, ouate de cellulose, laine de mouton), et les matériaux géosourcés, issus du sol (terre crue, pisé, briques de terre compressée, pierre), mis en œuvre en structure, en isolation ou en finition selon les besoins du chantier.
28 septembre 2026
Lire plus
26 août 2026
Lire plus
30 juin 2026
Lire plus